• Rétrogaming

    Cartouche Kung Fu Flash

    Je vous propose un presenting de la fameuse cartouche KUNG-FU FLASH pour C64, un récent projet open source qui ne cesse d’évoluer au fil des mois !

    Cette cartouche permet de lancer des fichiers CRT, D64, PRG etc depuis un vrai COMMODORE 64. Il suffit juste d’enregistrer vos fichiers dans une carte micro-sd.

    Aspect externe
    Menu
    Circuit Imprimé

    Cartouches Supportées

    Les formats de cartouches supportées sont:

    • Cartouches normales (8k, 16k, Ultimax)
    • Action Replay v4.x/v5/v6
    • KCS Power Cartridge
    • Final Cartridge III(+)
    • Simons’ BASIC
    • Fun Play, Power Play
    • Ocean type 1
    • Epyx Fastload
    • C64 Game System, System 3
    • Dinamic
    • Zaxxon, Super Zaxxon
    • Magic Desk, Domark, HES Australia
    • Super Snapshot v5
    • Comal-80
    • EasyFlash

    Types de fichiers supportés

    Types de fichiers actuellement supportés:

    • Cartridge (CRT)
    • Disk image (D64, D71, D81)
    • Program (PRG, P00)
    • Firmware update (UPD)

    Page du Project GitHub : https://github.com/KimJorgensen/KungFuFlash

  • Microcontrôleur

    MiniPro TL866A

    Banc d’essai : programmateur MiniPro TL866A

    Banc d'essai : programmateur MiniPro TL866A
    Banc d’essai : programmateur MiniPro TL866A

    Les microcontrôleurs modernes, équipés de mémoire flash, prennent en charge eux-mêmes leur programmation in situ. Pas besoin de programmateur externe. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, tout amateur d’électronique éclairé rêvait d’un appareil pour programmer à la fois les PROM, les EPROM, les GAL et les microcontrôleurs. Plus il accepterait de circuits différents, plus il serait apprécié. Jadis, un tel merle blanc, si tant est qu’il existât, était hors de portée pour la plupart d’entre nous. Aujourd’hui, pour votre labo, il y a le programmateur universel MiniPro TL866A pour une somme modique.
    Ce n’est pas parce que beaucoup de composants modernes peuvent être programmés aisément à partir d’un PC qu’il faut considérer un programmateur universel comme anachronique. Voyons pourquoi.

    Pour les anciens et les modernes
    Sur beaucoup de cartes, le connecteur de programmation série in situICSP (In Circuit Serial Programming) pose plus de problèmes qu’il n’en résout. Il n’est pas rare non plus qu’il soit omis délibérément ou purement et simplement oublié. Il y a des µC sur lesquels certains fusibles ne peuvent pas être programmés par l’ISCP. Comme le TL866A a lui-même un port ICSP, il peut remplacer le PICkit de Microchip ou l’AVRISP d’Atmel.
    Le TL866 prend en charge la programmation de plus de 14 000 circuits différents, depuis les microcontrôleurs les plus récents jusqu’aux PROM et EPROM les plus anciennes. Il peut également tester le fonctionnement de circuits intégrés logiques (CMOS et TTL), ainsi que les mémoires DRAM et SRAM.

    Logiciel

    Le logiciel Windows date un peu, mais il fait ce qu’on attend de lui. Avant de trouver certaines fonctions, il faut chercher. Une fonction intéressante est la prise en charge, en plus du code du programme, des fichiers de bits de configuration du microcontrôleur.
    Pour ma première programmation avec le TL866, j’ai eu un problème avec les fusibles de l’ATTiny85, plus exactement avec les cases à cocher : l’option est-elle activée ou désactivée ? Le bit du fusible est-il programmé comme « 0 » ou comme « 1 » ? Pour l’un des bits, c’était exactement l’inverse du logiciel du programmateur Elnec utilisé ici au labo. Heureusement les mots de configuration résultants peuvent également être visualisés en format hexadécimal dans la fenêtre MiniPro et leur valeur concorde avec la fiche technique Atmel. En cas de doute, vous pouvez ainsi vérifier votre programmation.
    Un logiciel Linux est également disponible pour le programmateur.

    Fenêtre de programmation du MiniPro TL866A
    Fenêtre de progammation des fusibles.

    Les µC Atmel et Microchip peuvent également être programmés par le port ICSP du TL866A. Le câble ICSP livré est compatible avec le connecteur PICkit Microchip standard, mais pour les connecteurs AVR-ISP 6 ou 10 broches d’Atmel il faudra fabriquer un adaptateur.
    Le programmateur dispose d’un connecteur DIL à force d’insertion nulle (ZIF) à 40 broches et s’alimente avec le câble USB fourni. Il est livré avec six adaptateurs pour circuits intégrés en boîtiers PLCC et SO, un extracteur de composants PLCC, des brucelles anti-ESD et un câble ICSP.

    L’ensemble est disponible sur Amazon entre 50€ et 80€, récemment une version plus récente du programmateur est sortie, le TL866II Plus.

    Compte tenu de son prix, de ses possibilités et des accessoires inclus, je recommande néanmoins fortement le MiniPro TL866Restez prudent : ce programmateur convient parfaitement aux amateurs pour l’étude et la mise au point de leurs prototypes, mais aucun des algorithmes de programmation n’est certifié. Pour la production commerciale, préférez un programmateur professionnel certifié

  • Radio HF

    Radio logicielle (SDR)

    Introduction

    Si votre vieille radio ne vous restitue plus que des crachotements, c’est normal. On n’émet plus beaucoup en modulation d’amplitude (AM) sur les bandes de fréquences que reçoivent ces vénérables antiquités (en 2015 Radio France a annoncé l’arrêt de ses transmissions en grandes ondes). Et que sa petite sœur, la modulation de fréquence (FM), ne rigole pas bêtement là bas, au fond. Son tour ne devrait plus tarder non plus. Je parle de modulations qui transmettent de l’information sous forme analogique, évidemment. Car pour ce qui est de transmettre des informations numériques, l’AM et la FM sont toujours bien là, ainsi que quelques autres.

    Depuis les tubes, il y a eu les transistors qui ont finis par se retrouver comme des sardines dans une boîte à l’intérieur de circuits intégrés. Ceux-ci ont amené dans leurs bagages la révolution informatique. Et c’est ainsi qu’est née la radio logicielle.

    Je vais donc vous dire deux mots de cette technologie (à une autre époque, on aurait dit « technique » mais le sens de l’enflure touche aussi le vocabulaire).

    Poste de radio analogique

    Dans un poste de radio tel que vous le connaissez, on trouve en général :

    • une antenne, la bête noire pour tout le monde, et l’informatique n’a rien changé à cela.
    • Une amplification « haute fréquence » du signal reçu par l’antenne permettant de disposer d’un signal suffisamment fort pour la suite des traitements.
    • Un sous-système qui fait l’accord sur la fréquence que l’on souhaite recevoir.
    • En général, un changement de fréquence permettant de travailler à une fréquence fixe plus basse et plus facile à manipuler.
    • Une démodulation.
    • Une amplification basse fréquence qui permet d’activer un haut parleur.

    Le schéma ci-dessous résume la situation pour un récepteur superhétérodyne.img
    source : Wikipedia

    Si vous voulez recevoir la FM, il vous faudra faire quelques modifications matérielles adaptées à cette modulation. Et de même pour toutes les autres et elles se sont multipliées, sans compter les éventuels filtres, changements de fréquences supplémentaires, etc. qui devront être mis en place pour les récepteurs les plus performants.

    Enfin, ces communications transportant de plus en plus un signal codé, il vous faudra introduire quelque part un décodeur permettant de récupérer un train de bits.

    Principes de la radio logicielle

    La radio logicielle a changé tout cela. L’idée est de réaliser tous les traitements décrits précédemment par un programme informatique, et ceci, le plus tôt possible afin que la partie analogique soit réduite à son strict minimum.

    Idéalement, la partie analogique pourrait être réduite à l’antenne, le signal reçu étant ensuite directement numérisé et traité (accord, changement de fréquence, filtrages…). Dans la terminologie de la Wireless Innovation Forum, on l’appelle d’ailleurs « Radio logicielle idéale ».

    Mais en pratique, en 2020, on ne dispose pas de moyens simples et peux coûteux pour réaliser cette radio idéale. Numériser un signal à 10Ghz implique à minima un échantillonnage à 20Ghz, et en pratique, beaucoup plus.

    C’est pourquoi on utilise un étage RF (Radio-Fréquence) analogique chargé de faire une première amplification puis un premier changement de fréquence pour permettre à la partie numérique (conversion analogique-numérique) de travailler à une fréquence plus raisonnable. Ce premier changement de fréquence doit être tel que l’on puisse disposer d’une largeur de bande suffisante (bandwith) pour pouvoir traiter complètement le signal utile (parfois, plusieurs dizaine de MHz).

    Ensuite, on réalise une conversion en numérique (8 bits, 16 bits, 24 bits, le nombre de bits ayant un impact direct sur le quotient signal sur bruit théorique (48db pour 8 bits, 96db pour 16 bits, 144db pour 24 bits) à l’aide d’un Convertisseur Analogique Numérique (CAN) qui à ce niveau, est aussi nommé « voltmètre numérique ». Ce type d’architecture est nommé « Radio définie par logiciel » ou SDR pour « Software Defined Radio » par la Wireless Innovation Forum. Depuis 2010, on en trouve à des prix très raisonnables.

    Avant d’aller plus loin, on rendra hommage à Lucien Chrétien qui dans les années 1920, avait réalisé avec les moyens de l’époque un dispositif, le Strobodyne, permettant d’effectuer un échantillonnage du signal HF pour réaliser le changement de fréquence. On m’objectera sans doute que tout cela n’a rien à voir mais quand même !

    Que fait-on de cette suite de bit ? Tous les traitements qui existaient dans un poste classique haut de gamme, qu’il s’agisse de filtrage, de traitement du bruit, de changement de fréquence, etc. pour arriver à la démodulation et au traitement applicatif.

    Le schéma ci-dessus résume la situation pour un récepteur seul. Il faut être conscient que de nombreuses architectures sont possibles ce qui fait que beaucoup de diagrammes se contentent au final de 3 pavés, La partie analogique (comportant l’antenne et pouvant être réduite à cela dans les récepteurs à conversion directe), la partie numérique et la partie commande (interface).

    Evidemment, si le traitement est destiné à recevoir un signal audio humainement compréhensible, on repassera par une conversion numérique analogique (CNA) qui permettra d’attaquer un amplificateur puis un haut parleur.

    Cette présentation minimaliste n’est là que pour vous donner l’envie d’approfondir. Et voici donc pour ce faire une petite liste de documents en français qui devraient vous intéresser.

    En guise d’introduction, je vous conseille l’excellente suite d’articles sur le blog F6KRK publiée initialement en 2006 par Robert Béranger (F5NB) dans la revue REF. Le premier est ici.

    Beaucoup de présentations sont faites, sous l’angle de l’informaticien ou de l’électronicien analogique avec les défauts des tropismes de chacun. La présentation proposée par Christan Barthod (F8GHE) sur www.f6ikyradioamateur.pagesperso-orange.fr/pdf/sdrf8ghe.pdf [archive] n’a pas ces défauts, s’avère très équilibrée et ce qui ne gache rien, très didactique.

    Une autre très bonne introduction se trouve dans le document « Radio logicielle : analyse d’architectures matérielles et outils informatiques ».

    Vous pouvez aussi consulter ce document. L’intérêt de cette publication est qu’elle est faite par des personnes qui connaissent très bien les communications hertzienne, la radio logicielle, mais aussi et surtout, la sécurité des systèmes d’information. La radio logicielle est donc vue à travers le prisme de sécuriticiens.

    Ce ne sont là que quelques publications sur lesquelles je me suis arrêté. Il y en a beaucoup d’autres de qualité. Avec un peu de persévérance, les moteurs de recherche devraient vous permettre de les dénicher.

    Les premiers pas

    Si en 2020, vous souhaitez vous initier rapidement au sujet sans dépenser des fortunes, voici comment vous pouvez procéder. Il vous faudra :

    1. une plateforme matérielle sur laquelle vous exécutez la radio logicielle. Un PC sous Windows ou Linux par exemple.
    2. La partie matérielle de la radio logicielle (antenne, tuner et numérisation).
    3. Le logiciel qui fournit les fonctionnalités de la radio logicielle et qui s’exécute sur la plateforme matérielle mentionnée en 1).

    Partie matérielle de la radio

    Si une bande de fréquence de l’ordre de 100kHz à 1,7GHz vous convient (normalement, si votre dernière acquisition était un récepteur à tube, cela devrait vous faire rêver), il existe une solution peu coûteuse pour démarrer, grâce au travail de quelques hackers en 2010 qui se sont intéressés à des dongles bon marché utilisés pour la réception et la démodulation des émissions TV sur PC.

    Ces dongles sont basés sur le composant RTL2832 qui réalise la conversion analogique numérique, la démodulation du signal DVB et la connexion en USB vers un ordinateur hôte. Ils sont également équipés d’un tuner large bande (E4000 au départ, R820T par la suite à la disparition d’Elonik qui produisait le E4000).

    Moyennant un travail de rétroingénierie, ces dongles ont pu être transformés pour réaliser la partie matérielle de la radio logicielle et être interfacés avec des logiciels de SDR. En 2015, on trouvait ces matériels, fournis avec une petite antenne et un câble USB pour environ 40 à 50€. C’est donc ce que j’ai acheté à l’époque.

    Ces matériels sont connus sous la dénomination « RTL.SDR » et disposent d’un site officiel : https://osmocom.org/projects/rtl-sdr/wiki/Rtl-sdr

    Il existe de nombreuses variantes. Vous pouvez consulter ce site (en anglais) www.rtl-sdr.com/buy-rtl-sdr-dvb-t-dongles/ ou www.rtl-sdr.com/roundup-software-defined-radios/ qui donnent des listes de dongles et de produits associés.

    Le modèle indique pouvoir fonctionner dans les bandes 100kHz à 1,7GHz. Il dispose d’une prise d’antenne pour les VHF et UHF (notée UV) et une autre notée HF pour les bandes inférieures. Pour ma part, l’entrée HF n’a aucun effet. En pratique, on est limité aux bandes supérieures.

    Il existe un autre modèle disposant d’un convertisseur permettant de faire un changement de fréquence pour les fréquences basses afin de les ramener sur une bande démarrant à 100Mhz. Je ne l’ai pas testé mais étant donné le prix (environ 70€), j’aurai tendance à vous inciter à prendre ce modèle plutôt que le précédent.

    Sinon, vous pourrez toujours ajouter un tel convertisseur par la suite mais pour un coût légèrement supérieur.

    J’ai fait une traduction libre de l’introduction qui présente ce qu’est une « RTL.SDR » et son histoire :

    « La RTL-SDR est une radio logicielle très bon marché qui utilise un « tuner TV DVB-T » basé sur le composant RTL2832U. Les efforts combinés d’Antti Palosaari, Eric Fry et Osmocom ont montré qu’il était possible d’accéder aux signaux I/Q du tuner, ce qui a permis de le convertir en une radio logicielle large bande via un nouveau pilote logiciel.

    Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’un tuner vendu 20$ et utilisant le composant RTL2832U peut être utilisé comme un scanner sur un ordinateur. Ce type de scanner aurait coûté des centaines, voire des milliers de dollars il ya quelques années. Le RTL-SDR est également souvent désigné sous les noms ou expressions « RTL2832U », « DVB-T SDR », « RTL dongle » ou la « $20 Software Defined Radio ».

    Il y a beaucoup d’autres radios logicielles similaires à la RTL-SDR, mais toutes vendues à un prix plus élevé. Le FUNcube PRO+ (190$) est un bon récepteur semblable à la RTL-SDR. Il y a également Airspy (200$) et SDRPlay (300$). Puis il y a les HackRF (300$) et BladeRF SDR (420$ et 650$) qui peuvent à la fois transmettre et recevoir. »)

    Plateforme matérielle pour exécuter la radio logicielle

    Dans mon cas, j’ai utilisé un PC de bureau :

    • En général, on considère qu’il est nécessaire d’avoir au moins un processeur double cœur et 2 à 4Go de RAM.
    • Système d’exploitation Windows ou Linux.
    • Une connexion Internet haut débit pour charger les logiciels et documents dont vous aurez besoins.
    • Des haut-parleurs raccordés à votre ordinateur (ou un casque audio).

    Partie logicielle

    Le site www.rtl-sdr.com/big-list-rtl-sdr-supported-software/ liste les logiciels supportant les dongles à base de RTL2832.

    La big list est vraiment big et illustre bien le dynamisme de ce domaine. Il existe des programmes s’exécutant aussi bien sous Windows, que sous Linux ou Androïd.

    Pour ma part, j’ai pris le premier de la liste sur les conseils d’un collègue, à savoir SDR# (prononcer SDR sharp). On le trouve sur le site https://airspy.com, le même où l’on peut également trouver le dongle Airspy (environ 180€).

    SDRsharp

    Installation et prise en main

    Quelques tutoriels

    Le site www.rtl-sdr.com/sdrsharp-users-guide/ propose un tutoriel complet (en anglais) pour la prise en main de SDR#. Mais comme plusieurs sources peuvent aider, je vous livre le mien, un peu moins détaillé sur certains points et plus détaillé sur d’autres. La version initialement installée chez moi est la V1.0.0.1361 (j’ai installé la version V1.0.0.1671 et il y a peu de différence au niveau de l’interface).

    Sinon, vous trouverez aussi un autre tuto écrit par un ex-collègue de travail. Il a l’avantage de traiter la mise en oeuvre sous Linux et Windows et d’être plus récent que le mien. Et pour ne rien gâcher, il y a aussi une petite vidéo pour illustrer les explications.

    La façon dont j’ai procédé…

    Allez sur le site https://airspy.com et cliquez sur download. Cela permet de télécharger un script zippé qui permettra de télécharger et d’installer le logiciel.

    Pensez à désactiver le sandboxing proposées par certaines suites de sécurité (par exemple, Comodo) sinon, vous risquez de chercher longtemps les fichiers téléchargés et vous aurez une erreur lors de l’installation.

    Placez le zip du script sur le répertoire d’installation et dézippez le.

    Exécutez le fichier install.bat qui va créer un sous-répertoire sdrsharp dans lequel se trouvent l’exécutable sdrsharp.exe ainsi que zadig.exe pour l’installation du driver, adsbsharp.exe pour recevoir les messages ADS-B émis par les aéronefs, etc.

    Connectez votre RTL-SDR à une prise USB de votre PC. Sous Windows, il vous sera proposé d’installer le matériel. Ignorez cette étape et exécutez zadig.exe pour l’installation du driver. Choisissez l’option « bulk-in, Interface (interface 0) » et appuyez sur « Install Driver ». Vous pouvez ensuite lancer sdrsharp.exe.

    • Connectez votre SDR-RTL.
    • Lancez Zadig.exe.
    • Allez dans “Option”, choisissez “List All devices“.
    • Choisissez “Bulk-In, Interface (Interface 0) ou “RTL28328U”.
    • Assurez vous que “WinUSB” est sélectionné dans la cible de “Driver et cliquez sur “Replace Driver“.

    Au premier lancement de SDR#, vous devez sélectionner la source (RTL-SDR).

    Expansez Zoom FFT et sélectionnez Enable IF (activer IF) et Enable Audio (activer audio). Vous verrez apparaître deux fenêtres supplémentaires en bas de l’écran avec le spectre FI et le spectre audio.

    Appuyez sur l’icône en forme de roue dentée pour ajuster le gain.

    Sélectionnez la (dé)modulation à utiliser, dans le cas présent, WFM (pour Wide Frequency Modulation ou Modulation de Fréquence Large).

    Réglez la largeur de bande (bandwith) aux alentour de 150kHz. Puis, appuyez sur start et choisissez une bande de fréquence sur laquelle vous devriez facilement trouver quelque chose à écouter sans avoir besoin d’une antenne haut de gamme. Typiquement, la bande de fréquence 87 à 108MHz. Ici, 101.200.000 (FIP du coté de Rennes).

    Ajustez la largeur de bande si nécessaire. Cela peut se faire directement dans la fenêtre de l’analyseur de spectre.

    Et voilà, vous avez fait vos premier pas dans la radio logicielle. Un monde nouveau s’ouvre à vous et vous allez pouvoir enfin dépasser les 162kHz de France Inter Grandes ondes en modulation d’amplitude qui de toute façon, ont disparu en janvier 2017 !

    Comme dit plus précédemment, le site www.rtl-sdr.com/sdrsharp-users-guide/ propose un guide très complet mais en anglais sur l’utilisation de SDR#. J’en ai fait une adaptation libre ci-dessous.

    InterfaceExplication
    Permet de faire apparaitre ou disparaitre les menus à gauche de l’écran
    Mise en marche ou arrêt de la réception
    SourcePermet de sélectionner la source de réception. Par exemple, RTL-SDR ou AirSpy
    En cliquant sur ce bouton, vous ouvrez une fenêtre permettant d’ajuster certains paramètres dont le périphérique d’entrée, le taux d’échantillonnage, le mode d’échantillonnage, le gain, la correction de fréquence si le quartz de votre récepteur n’est pas bien ajusté.
    En cliquant sur ce bouton, vous supprimez ou mettez en fonction la sortie son. Le volume est donné par le curseur à coté.
    Fréquence Permet de régler la fréquence de réception. Vous pouvez, soit entrer une fréquence avec le pavé numérique, soit faire défiler les nombre (+/-) avec la souris en positionnant le curseur en haut ou en bas du chiffre à modifier.
    A coté de l’affichage de la fréquence se trouve un symbole qui permet d’indiquer à SDR# la façon de gérer l’accord. Pour changer de mode, il faut cliquer sur le symbole. A ce jour, pour moi, les différents usages ne sont pas clairs…
    Dans ce mode, SDR# conserve l’accord au centre de la fenêtre d’accord.
    Dans ce mode, SDR# l’accord se déplace dans la fenêtre d’accord.
    Dans ce mode, SDR#…
    Spectre RF
    Affichage FFT
    Il s’agit de la première fenêtre en haut à droite. Affiche le spectre des fréquences. Une fonction zoom permet d’augmenter ou diminuer le spectre affiché.
    La ligne rouge verticale dans cette fenêtreque indique la fréquence d’accord du récepteur. Le réglage peut être modifié en cliquant ailleurs dans le spectre de fréquence affiché, ou via la molette de la souris, en entrant une nouvelle fréquence, etc.
    La zone rectangulaire ombrée autour de la ligne rouge indique la largeur de bandeautour de l’accord (ne pas confondre cela avec la bande passante / fréquence d’échantillonnage définie dans le menu de configuration). La largeur de bande doit être définie de manière à couvrir la zone du signal syntonisé. La largeur de bandepeut être ajustée à l’aide de la souris en faisant glisser les bords de la zone ombrée vers l’intérieur ou l’extérieur.
    Cette fenêtre affiche également le nom de la bande de fréquence courante lorsqu’elle en a une (par exemple, “bande radio amateur”…).
    Chute d’eau – WaterfallIl s’agit de la première fenêtre en haut à droite. Affiche l’activité du signal en continu ce qui donne l’apparence d’une chute d’eau. Selon les options choisies, cette fenêtre va ou pas jusqu’en bas de la fenêtre principale.
    Spectre IF
    Spectrum IF
    Cette fenêtre, si elle est activée (voir menu “Zoom FFT”), s’affiche sous la chute d’eau. Elle donne un aperçu agrandi du spectre RF aytour de l’accord. Permet de voir la structure du signal avec une grande résolution. Son activation est conseillée.
    Spectre audio
    Audio spectrum
    Cette fenêtre, si elle est activée (voir menu “Zoom FFT”), s’affiche sous la chute d’eau. Elle donne un aperçu du spectre audio démodulé. N’a d’intérêt que si l’on écoute une station audio (ou Morse).

    Explication des paramètres pour le menu img. Pour mémoire, certaines des ces options ne sont modifiables que si SDR# est en position “arrêt”.

    RéglagesSuggérésExplication
    Device (équipement de réception)Votre récepteurPermet de choisir le récepteur que vous utilisez si plusieurs sont connectés à votre ordinateur.
    Sample Rate (taux d’échantionnage)2048 ou 2.4 MSPSPermet de définir la bande passante instantanée que SDR# doit afficher. En général, les paramètres jusqu’à 2,8 MSPS fonctionnent bien sur la plupart des ordinateurs. Mais si vous votre ordinateur est lent, il faut réduire ce nombre.
    Sampling mode (mode d’échantillonnage)Quadrature SamplingPermet de définir le mode d’échantillonnage. Quadrature Sampling est l’option par défaut. Pour utiliser les autres modes, il faut vérifier que le récepteur les supporte.
    Offset TuningR820T/2: OFF
    E4000/FC0012/13: ON
    Seulement utile pour le récepteur E4000/FC0012/13. En sélectionnant cette option, vous éliminerez le gros pic au centre du spectre.
    RTL AGC
    CAG RTL
    DésactivéActive le contrôle automatique du gain sur le composant RTL2832U. Normalement inutile. La sélection de cette fonction dégrade généralement la réception.
    Tuner AGC
    CAG récepteur
    DésactivéActive le contrôle automatique du gain du récepteur. Peut être utile pour l’exploration générale, mais il est presque toujours préférable de définir le gain manuellement.
    Gain RFAjuster pour une réception optimaleCe curseur permet de définir manuellement le gain RF du récepteur. N’est actif que si Tuner AGC est désactivé.
    Frequency Correction (correction de fréquence)TCXO Dongle: 0
    Standard Dongle: ajuster pour corriger le décalage de fréquence
    Permet de corriger le décalage de fréquence des récepteurs équipés de quartz de qualité standard. Les récepteurs équipés d’oscillateur à quartz à compensation de température (TCXO) ont moins de problème de dérive.

    Réglages et paramètres de la section radio

    ModesSignificationExplication
    NFMNarrow Frequency ModulationModulation de fréquence en bande étroite utilisée par les talkie walkie, les radio météo et la plupart des signaux numériques en UHF/VHF
    WFMWideband Frequency ModulationModulation de fréquence en bande large utilisée par les radios FM générales (France Musique…)
    AMModulation d’amplitudeUtilisé (de moins en moins) par les radios AM générales (Grandes ondes ou GO, petites ondes ou PO, Ondes courtes ou OC)…), le trafic aérien en vocal, ainsi que divers émetteurs numériques
    LSB/USB ou BLULower/Upper Side BandBande latérale unique (inférieure ou supérieure) utilisée par certaines stations de radio amateur pour transmettre la voix ou des données en utilisant une seule bande étroite et en supprimant la porteuse (idéalement)
    CWContinuous waveUtilisé pour la réception du code Morse
    DSBDouble Side BandEmission en AM mais avec (quasi) suppression de la porteuse (idéalement)
    RAWRAW IQ SignalUtilisé pour écouter (ou transmettre) les données I/Q d’un signal
    RéglagesSuggéréExplication
    Shift (décalage)DésactivéEn usage normal, la fréquence d’accord affichée est celle du récepteur. Dans certaines situations, vous devez utiliser un convertisseur de fréquence (translateur) qui vous permet d’écouter des bandes de fréquence non gérées par votre récepteur. Par exemple, pour un RTL-SDR, il n’est pas possible d’explorer les bandes de fréquence en dessous de 30MHz. Pour les écouter, vous devrez utiliser un convertisseur qui convertira ces fréquences à une fréquence utilisable par votre récepteur par “addition” d’une fréquence fixe (par exemple, 120MHz ou 125MHz). Dans ce cas, et afin de faciliter la lecture des fréquences reçues par SDR#, vous indiquerez quelle fréquence il doit ajouter à celle affichée pour donner la fréquence réellement reçue. Ainsi, si vous avec un convertisseur qui ajoute 125MHz au signal reçu, vous devrez indiquer -125000000 dans la zone prévue à cet effet et activer l’option shift.
    BandWith (largeur de bande)AM et NFM: 12500
    WFM:250000
    CW:300Hz
    Il s’agit de la largeur de la bande autour de la porteuse. Il est possible de la régler manuellement en entrant une valeur dans le champ prévu ou en élargissant (avec la souris) la largeur de bande dans une des zones de visualisation graphique de la réception.
    Lorsque vous modifiez une valeur de largeur de bande, SDR# la mémorise dans son fichier de configuration.
    Filter (Filtre)Blackman-Harris 4Choix du filtre utilisé. Les filtres ont différentes formes. Ils sont utilisés pour filtrer et isoler le signal utile autour de la fréquence de réception choisie. Le filtre Blackman-Harris 4 est souvent le meilleurs filtre.
    Order (Ordre)500Permet de régler l’ordre (l’étroitesse) du filtre. Par exemple, en audio, une grande largeur fera que vous pourrez recevoir les signaux adjacents provenant de stations puissantes à celui que vous souhaitez écouter. Vous aurez alors une superposition de sons provenant de stations proches. Si vous augmentez l’ordre du filtre, vous rejeterez ces signaux. A noter que plus vous augmentez l’ordre du filtre, plus vous augmentez la charge de votre ordinateur. Des ordinateurs lents auront intérêt à rester dans des valeurs raisonnables (500).
    Squelch (Silencieux)DésactivéLe silencieux est destiné à supprimer la réception des signaux dont la puissance est faible (et typiquement, le bruit de fond). Lorsqu’il est activé, vous pouvez régler le niveau dans la zone prévue. En général, il est préférable de le désactiver. Si vous écoutez une station de radio amateur en audio, vous aurez intérêt à l’activer afin de supprimer le bruit de fond en l’absence de porteuse ou de signal.
    Squelch (Silencieux)DésactivéLe silencieux est destiné à supprimer la réception des signaux dont la puissance est faible (et typiquement, le bruit de fond). Lorsqu’il est activé, vous pouvez régler le niveau dans la zone prévue. En général, il est préférable de le désactiver. Si vous écoutez une station de radio amateur en audio, vous aurez intérêt à l’activer afin de supprimer le bruit de fond en l’absence de porteuse ou de signal.
    CW shift (décalage CW)600Principalement utile pour la réception CW (code Morse). Spécifie un décalage entre la fréquence d’émission et de réception Morse.
    FM stéréoDésactivéActive le décodeur stéréo pour les émissions en WFM. Pose problème lors des réceptions difficiles.
    Snap to grid /
    Step Size
    (Alignement sur la grille /
    Valeur du pas)
    DésactivéDans de nombreuses bandes, les fréquences sont espacées selon un écart fixe donné. Par exemple, dans la plupart des pays, les signaux de la bande aérienne sont espacés de 25 kHz (ou de 8,33 kHz dans certains pays). L’activation de l’alignement sur la grille peut faciliter le réglage en faisant en sorte que le curseur s’aligne directement sur un signal. Cependant, pour utiliser ceci avec un RTL-SDR autre que TCXO, le décalage de fréquence PPM doit être correctement réglée, sinon les fréquences risquent de ne pas être alignées. La valeur du pas peut être défini dans le menu déroulant “step size”.
    La valeur du pas définie la valeur que l’on ajoute ou retire à la fréquence sur laquelle on est accordée à chaque rotation d’un cran de la molette de la souris. Par exemple, si la valeur est de 100Hz, on ajoutera ou retirera 100Hz à la fréquence d’accord courante pour chaque rotation d’un cran de la molette de la souris.
    On notera que SDR# reconnait l’attribution de certaines bandes de fréquence et ajuste le pas en conséquence. c’est parfois un peu déroutant. C’est pourquoi il est généralement préférable de désactiver l’option snap to grid. Lorsque l’on explore une bande de fréquence, on peut être amené à choisir une valeur “élevée” de pas pour détecter rapidement des stations dans le spectre RF. Pour s’accorder sur une station, on aura intérêt à définir un pas plus fin.
    Correct IQ (Correction IQ)ActivéeDoit généralement être activée. Ce paramètre supprime le petite pointe centrale présente sur les dongles R820T / R820T2 RTL-SDR.
    Lock Carrier (Verrouillage porteuse)Activée en AM ou DSBActif uniquement en mode AM ou DSB. Permet d’améliorer considérablement la réception et centre également automatiquement le signal sur la porteuse. Cette option améliore la réception modulation d’amplitude, mais augmente l’utilisation du processeur.
    Anti-fading (Anti évanouissement)DésactivéPeut être activé lorsque le verrouillage de la porteuse est activé. Profite de la symétrie des signaux AM pour atténuer les phénomènes d’évanouissement du signal. On peut activer ces options pour améliorer les réceptions difficiles en modulation d’amplitude mais cela peut augmenter l’utilisation du processeur.
    Swap I & Q (Echanger I et Q)DésactivéCertains récepteurs peuvent avoir les signaux I et Q inversés (I à la place de Q et inversement). Dans ce cas, il faut sélectionenr cette option sur SDR#.
    Mark peaks
    (Marquer les pics)
    DésactivéMarque les pics du signal RF avec un petit cercle.

    En cours pour la suite…

    SDR# et les extensions

    De nombreux ajouts ou extensions (plugins) ont été développés par différents auteurs qui les ont mis sur leurs sites (www.sdrsharpplugins.com (le site a disparu), www.rtl-sdr.com/sdrsharp-plugins/, www.rtl-sdr.ru/…).

    Attention cependant. Les développements de SDR# n’étant pas synchronisés avec ceux des plugins, il peut arriver que certains plugins anciens ne fonctionnent plus ou plantent SDR#. J’ai eu comme ça quelques plantages (le logiciel se fige) avec le scanner.

    De plus, depuis la lancement de AirSpy, les concepteurs de SDR# ont spécialisé leur logiciel et certains “logiciels compagnon” de même que certaines extensions ne fonctionnent plus ou plus qu’avec le produit AirSpy.

    La prise en compte d’une extension par SDR# est simple. Vous ouvrez le fichier plugins.xml, vous ajoutez la ligne <add key…> qui est en général fournie avec le plugin dans ce fichier. Vous le sauvez et vous relancez SDR#

    ADS-B et ADSBsharp

    Wikipedia nous précise que L’Automatic dependent surveillance-broadcast (ADS-B) est un système de surveillance coopératif pour le contrôle du trafic aérien et d’autres applications connexes. Un avion équipé de l’ADS-B détermine sa position par un système de positionnement par satellite (GNSS) et envoie périodiquement cette position et d’autres informations aux stations sol et aux autres appareils équipés de l’ADS-B évoluant dans la zone (fréquence, 1090MHz).

    SDR# était livré avec le décodeur ADSB#. Il s’agit d’un programme autonome qui reçoit les communications ADS-B, les décode et les fournit sur un port (par défaut, 47806) que d’autres applications peuvent lire. Voici ce que donne ADSB# une fois lancé :

    Depuis 2015, ADSB# ne fait plus partie du package SDR#. On dispose à la place de ADSBspy qui ne fonctionne qu’avec AirSpy. Il vous faudra chercher sur le net ADSB# pour continuer à utiliser ce logiciel avec RTL-SDR. Pour ma part, il fonctionne très bien sous Windows10.

    Une description d’ADSB# était proposée dans ce document malheureusement en anglais. j’en reprends les principaux points ci-dessous.

    La fenêtre ADSB comporte trois sections :

    Section 1

    La première section comporte un bouton Start/Stop et une champ de saisie « Port » qui permet de saisir un n° du port. Ce port (47806 par défaut) sera utilisé pour communiquer avec une autre application chargée d’exploiter les données reçues par ADSB#. Typiquement, cette autre application peut décoder en clair ces données et afficher sur une carte la position des avions qui les ont transmises. ADSBscope et VirtualRadarServer font partie des applications populaires qui s’interfacent très bien avec ADSB#. On trouvera sur http://f4awt.free.fr/adsb.htm un tutoriel facilitant l’installation de ces applications.

    Toujours dans cette section, on trouve une case à cocher « Share with ADSBHub » (partagez avec un Hub ADSB) et un champ de saisie « Host » (hôte).

    Si vous cochez « Share with ADSBHub », vous autorisez la transmission des données reçues par votre ADSB# vers un Hub qui les regroupera avec d’autres données reçues et les partagera avec qui veux en un seul point. Par défaut, ce hub est géré par sdrsharp.com hébergé par OVH. Mais rien ne vous empêche de créer votre propre hub.

    Section décodeur

    La section « Decoder » (décodeur) permet d’ajuster les paramètres « confidence » (confiance) et « timeout » (temps de garde).

    Le paramètre « confidence » indique combien de paquets reçus d’un même identifiant OACI (identifiant de l’avion donné par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale) sont nécessaires avant de valider ces données (filtre de confiance). Plus ce nombre est faible, plus on accepte de données potentiellement corrompues mais aussi, moins on élimine de données brièvement reçues non corrompues. 3 est la valeur minimum.

    « TimeOut » agit de conserve avec le filtre de confiance. Il indique l’intervalle de temps (par exemple, 120 secondes par défaut) durant lequel un paquet correspondant à un identifiant OACI doit repasser dans le filtre de confiance.

    « Frame/Sec » indique le nombre de trames captées par secondes. Cette mesure permet de valider l’installation et de régler les autres paramètres pour une réception correcte. A titre indicatif, au sud-est de Rennes où il passe peu d’avions, avec une antenne minimaliste (livrée avec le RTL.SDR), voici quelques données de trames par secondes (timeout = 120 secondes, 18h00 en semaine) :

    • Filtre de confiance = 3 : environ 68 à 90 trames par secondes.
    • Filtre de confiance = 4 : environ 15 à 25 trames par secondes.
    • Filtre de confiance = 5 : environ 8 à 12 trames par secondes.

    Section RTL-SDR control

    La section RTL-SDR control permet d’ajuster les paramètres du dongle via le driver du RTL-SDR.

    La première chose à faire est de sélectionner le dongle utilisé. Si vous n’avez qu’un dongle, vous n’aurez normalement qu’un choix (par exemple, « ezcap USB 3.0 DVB-T/DAB/FM dongle »). A noter qu’ADSB requiert un tuner E4000 ou R820. Les autres tuners testés ne sont pas suffisamment sensibles pour récupérer un signal ADS-B valide. Le E4000 est lui-même parfois limite.

    La case à cocher « RTL AGC » permet d’autoriser le contrôle automatique de gain (CAG) du contrôleur Realtek et/ou du tuner (E4000 ou R820). Juste en dessous se trouve un cursseur permettant de régler manuellement le CAG si le CAG du tuner n’est pas sélectionné.

    Le dernier champ de saisie permet de régler la correction de fréquence (Frequency correction) du tuner en ppm (parts par million). Ce réglage n’est en général pas critique mais si vous le connaissez, il peut améliorer un peu la sensibilité.

    Afin d’éviter tout problème, il est recommandé d’effectuer les réglages touchant au RTL-SDR en position « Stop » d’ADSB#. Dans le cas contraire, il y a un risque de figer l’application quelques secondes ou quelques minutes.

  • Rétrogaming

    PC Engine Core Grafx mini, la console qui nous (re)plonge dans l’âge d’or des 8bits

    La vague des rééditions « mini » des anciennes consoles – qui se poursuit toujours avec l’annonce de la Game Gear par Sega – fait un petit détour par les territoires exotiques du gaming avec l’arrivée sur le marché de la Core Grafx. Une console de salon sortie au Japon à la fin de l’année 1987 et vendue à plus de 10 millions d’unités. S’il s’agit de la 18e console de salon la plus vendue de l’histoire, cet honorable succès est un peu en trompe l’œil, puisque 40% de ce volume concerne le Japon, son pays de naissance où elle a eu une vraie influence sur l’histoire vidéoludique locale.

    Dans le reste du monde son destin fut bien plus compliqué : le distributeur français de l’époque achetait des consoles qu’il modifiait lui-même pour les faire fonctionner avec nos téléviseurs ! Quant aux USA, où l’essentiel du reste des consoles s’est vendu, les ambitions dans le domaine vidéoludique de NEC/Hudson Soft, les concepteurs des premières consoles PC Engine, se sont envolées face à un Nintendo qui signait des accords exclusifs pour les jeux et Sega qui a contre-attaqué avec sa Megadrive (Genesis sur le territoire US).

    Appelée PC-Engine au Japon, TurboGrafX-16 aux USA et Core Grafx en France (qui est le seul pays européen à l’avoir officiellement distribué) la console de NEC/Hudson Soft renaît de ses cendres sous trois apparences différentes selon les marchés. En Europe, la Core Grafx mini reprend la robe noire de l’époque et la manette ressemble à s’y méprendre à l’originale.

    Une console, deux identités et une double ludothèque

    La dualité de la console qui s’est surtout vendue au Japon et aux USA avec des catalogues assez différents a mené Konami à proposer non pas une mais bien deux ludothèques. Et afin de faire facilement le tri entre les deux, les développeurs de l’interface graphique les ont séparées en deux consoles virtuelles. Un bouton en bas à droite de l’écran permet de basculer du catalogue japonais (« PC Engine » en rouge) à l’américain (TurboGrafX-16 en rouge et or).

    L’avantage est double : il évite le caractère fouillis qu’aurait représenté une interface de 57 jeux (moins en fait, lire plus loin) et met plus en lumière les différences culturelles des deux catalogues. La console ayant connu plusieurs déclinaisons et évolutions (II, CD, etc.), l’interface présente à chaque fois de quelle version du titre il s’agit.

    Do you speak english ? 日本語は話せますか ?

    Amis défenseurs de la langue française, passez votre chemin : aucun titre n’est dans la langue de François Villon. Aucun jeu n’ayant en effet passé le cap de la traduction à l’époque – pour des raisons de coût – tout les titres s’affichent donc en anglais… ou en japonais. Pas d’inquiétude, vu la horde de jeux de plate-forme, de shoot’em up et autres, il ne s’agit pas d’un handicap rédhibitoire.

    Mais certains titres du catalogue nippon vont vous faire travailler vos hirakanas, katakana et autres kanjis puisqu’ils sont 100% en langue japonaise. Idéal pour les otakus, fans du Japon et autres parfaits masochistes. Mais si vous n’entravez rien à la langue du Major Katsuragi, bonne chance pour jouer à « Snatcher », un roman interactif sur fond de Cyberpunk à Neo-Kobé qui consiste essentiellement à lire du texte (en japonais) et à choisir des options (en japonais) ou à poser des questions (vous avez compris : en japonais). Genki desu !

    Catalogue varié mais quelques doublons

    Théoriquement, la console embarque 57 titres : 25 issus du catalogue nord-américain, 32 du japonais. Mais il y a une petite entourloupe : trois de ces titres sont en double ! Dungeon Explorer, Neutopia I et Neutopia II sont ainsi présent dans les deux ludothèques, pour des raisons qui nous échappent à l’heure actuelle. Cela fait ainsi « seulement » 54 titres jouables, moins quelques jeux d’aventure nippo-nippon dont la portée ludique est hors de portée des non-japonisants.

    L’effet nostalgie ne touchera que les rares chanceux qui ont pu jouer avec à l’époque et son ennemi 8-bit, la NES Classic Mini, a évidemment l’avantage de la notoriété des franchises. Mais la Core Grafx offre un catalogue tout à fait satisfaisant, en qualité comme en variété.

    Les fans de RPG ont droit au tout début de la saga d’Ys (Book I and II), ceux en manque de Zelda-like pourront s’essayer à Neutopia I et II (bien plus jolis que les Zelda Nes) ou à The Legend of the Valkyrie, qui ressemble pas mal à The Story of Thor sorti quelques années après sur Megadrive (moyennant quelques menus et noms d’item en japonais). Les amateurs de shoot’em up sont parmi les plus choyés tant l’offre est importante avec, pour ne citer qu’eux, R-Type, Blazing Lazers, Soldier Blade, etc. Ou encore le drôle de mélange de chevalier du Zodiaque et de shoot’em up à défilement horizontal qu’est Lords of Thunder.

    La seule faiblesse est à chercher au niveau des jeux de plate-forme : seul Bonk (PC Gaijin) est de bonne tenue, les autres titres sont un peu trop simplistes, un New Adventure Island ne pouvant prétendre à la qualité d’un Mario. Mais cela est rattrapé par de bons titres, notamment dans les beat them all, ainsi que deux titres de la franchise Bomberman.

    Interface graphique exemplaire

    L’interface graphique et l’ergonomie logicielle de la CoreGrafx mini sont les meilleures de toutes les mini consoles. Outre le fait que tout se pilote avec la manette, le raccourci d’accès au menu est plus efficace que celui de la SNES Classic Mini par exemple. Au lieu d’avoir à maintenir plus d’une seconde quatre boutons (Start, Select, L et R), sur la CoreGrafx Mini il suffit d’appuyer sur Select + Run pour voir arriver le menu de sauvegarde et de retour au déroulé des jeux. Plus rapide, plus efficace. Et plus joli.

    Car s’ajoute à cela une interface à la fois efficace, parfaitement fluide, belle et soignée. Avec la possibilité de changer le système de tri des jeux (ordre alphabétique, date de sortie ou type de média). Et profiter non seulement de de belles illustrations d’époque (les jaquettes apparaissent en grand) mais aussi de chouettes animations qui ajoutent un petit plus à l’expérience. Le chargement des jeux varie selon qu’il s’agisse d’une HuCard (cartouche) ou d’un CD. Tout cela tandis que de petits personnages de chargement parcourent l’arrière-plan de l’interface en permanence. Même la bascule du catalogue de la TurboGrafx-16 (USA) au catalogue de la PC-Engine (Japon) a de la classe : le signal se brouille et l’écran passe au noir à la façon d’un écran à tube cathodique. Une somme de détails qui montre que ce sont bien des passionnés qui ont développé l’interface !

    Au passage et de manière plus marginale, ce sens du détail se perçoit aussi sur la page du site web de Konami dédié à la console – en français, n’ayez pas peur. Beaucoup de jeux étant peu connus du très grand public (à part Bomberman), Konami a pris le soin de présenter et contextualiser chaque titre.

    Tout cela pour dire que, qualité des titres mise à part (puisqu’elle est variable), l’expérience de jeu est vraiment bonne. Non seulement Konami n’a pas bâclé sa console comme l’a fait Sony avec sa PlayStation Classic, mais en plus le studio japonais s’est payé le luxe de faire mieux que Nintendo.

    Une bonne manette… mais un peu seule !

    La reproduction de la manette est très fidèle à l’origine et intègre les leviers « turbo » qui évitent de se détruire les doigts quand on joue aux shoot’em up, par exemple. Autre très bon point, le câble USB mesure 3 m ce qui permet de se placer à bonne distance d’une télévision. Une taille bien plus confortable que les câbles de manette de la NES Classic qui mesurent moins d’un mètre pour assurer la compatibilité avec le vieux protocole de communication des anciennes manettes.

    Sans être un modèle d’ergonomie (on a un peu progressé en trente ans !), la manette est agréable même au-delà d’une heure de jeu, les finitions sont très bonnes et les boutons parfaitement ajustés.

    Tout serait parfait dans le meilleur des mondes si la manette ne se sentait pas si seule. Car de nombreux titres de la PC-Engine/CoreGrafx/TurboGrafX-16 se jouaient à deux joueurs voire plus, et la console n’est livrée qu’avec une seule manette. Pour l’heure, alors que la console est à peine disponible en Europe, il est impossible de dégotter une seconde manette officielle filaire.

    Le spécialiste des manettes 8-BitDo va bien en proposer un modèle sans fil via dongle, mais non seulement la manette n’est pas encore disponible mais en plus elle ne disposera pas des modes Turbo. Même combat pour le multitap, cet adaptateur qui permet de jouer jusqu’à 5. Aquestion bêtennoncé, il n’est pas encore disponible.

    Konami PC Engine Core Grafx Mini Fiche technique

    Caractéristiques techniques

    ProcesseurARM Cortex A7
    Fréquence du processeur (en Ghz)1.3 GHz
    Nombre de processeurs1
    Nombre de coeurs4

    Stockage

    Mémoire interne accessibleNon
    ExtensionNon
    Stockage des jeux sur carteNon
    Stockage des jeux sur mémoire interneNon

    Dimensions

    Largeur12 cm
    Epaisseur3.5 cm
    Profondeur11.5 cm

    Les plus

    • + Plus de 50 jeux
    • + Découverte d’une ludothèque méconnue
    • + Finitions matérielles
    • + Interface logicielle exemplaire

    Les moins

    • – Une seule manette
    • – Quelques titres en double et/ou en japonais